Amélioration des fonctionnalités écologiques en milieu urbain portuaire

Nom du client : IFREMER

Partenaire(s) de IFREMER : Métropole Toulon Provence Méditerranée, Chambre de commerce et d'industrie du Var

Montant du contrat : 0 €

Durée du projet : 36 mois

Date de démarrage : 04/2020

Date de fin : 04/2023

Statut : En cours

Description du projet :

De récents programmes de recherche et réseaux de surveillance ont pu mettre en évidence l’intérêt écologique des zones portuaires méditerranéennes. Comme nos centres urbains, elles ne sont plus considérées comme des zones mortes. En effet, différentes espèces, notamment de poissons, transitent par les ports de la Méditerranée où ils y trouvent par endroit des zones calmes, peu profondes et propices pour se reposer, voire grandir.

Une récente thèse publiée en 2017 par Marc Bouchoucha (Ifremer) et intitulée « Les zones portuaires peuvent-elles servir de nourriceries alternatives pour les poissons marins côtiers ? : cas des sars en Méditerranée Nord-occidentale » décrit l’intérêt des secteurs portuaires (notamment à Toulon) pour abriter les juvéniles de poissons. Pour autant, si les zones portuaires y sont décrites comme viables pour les stades juvéniles qui semblent pouvoir y survivre et se développer sans accumuler plus de contaminants que sur les zones naturelles, c’est l’habitat qui est décrit par les scientifiques comme déficitaire dans ces secteurs artificialisés en comparaison aux zones naturelles. En effet, la création de bassins portuaires a entrainé une profonde modification des habitats côtiers originels (disparition des petits fonds, régression des herbiers) et les infrastructures techniques (digues, quais, pontons) n’apparaissent pas optimisés pour la survie des stades de vie les plus précoces.

Au regard des enjeux qui pèsent sur nos littoraux, le centre Ifremer basé à la Seyne-sur-Mer souhaite se positionner en leader sur le sujet de l’éco-conception d’ouvrages portuaires par la création d’un centre d’expérimentation dédié sur le site de la Seyne-sur-Mer.

Les solutions de Seaboost ont été retenues pour être étudiées dans l’objectif d’évaluer précisément leur efficacité. Seaboost a ainsi procédé à l’installation de deux solutions d’habitat artificiel visant à améliorer les fonctionnalités écologiques des quais du port de la Seyne-sur-Mer (83).

  • La première solution retenue dénommée « Roselières » vise à recréer les micro-habitats de zones d’herbiers de façon à mieux protéger les juvéniles de poissons connus pour fréquenter la zone.
  • La seconde solution consiste en des récifs artificiels réalisés en impression 3D béton grâce à des robots, une technique des plus innovantes en matière de construction. Cet habitat vise à recréer des cavités biomimétiques pour abriter les poissons subadultes et adultes saisonnièrement de passage.

Au total, ces installations représentent près de 230 m3 de nouveaux habitats.

Des suivis pluriannuels seront menés par l’Ifremer en plongée ainsi que par le biais des différentes technologies disponibles localement (caméra, robots sous-marins etc.). Il s’agira ainsi de faire avancer le plus rapidement possible la recherche en matière d’intégration environnementale des ouvrages côtiers, d’aider les gestionnaires dans le cadre de futurs projets de restauration écologique portuaire et de contribuer à l’émergence de nouvelles technologies réplicables à grande échelle sur nos littoraux.

 

>> En savoir plus : communiqué de Presse 4 septembre 2020