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07/09/2018 | Actualités

REXCOR- Un mérou gris (Epinephelus caninus) sur les récifs

 

Dans le cadre du projet de Restauration écologique REXCOR, lancé dans la zone de la cuvette de Cortiou, située dans une zone de non-prélèvement du Parc national des Calanques, les missions de suivi ont permis de mettre en évidence la présence d’un mérou gris (Epinephelus caninus) au sein des récifs artificiels. Il s’agit d’une observation exceptionnelle, tant cette espèce est rare sur les côtes méditerranéennes françaises. Il s’agit de surcroît d’un individu femelle sur le point de pondre comme en attestent les différentes observations réalisées au cours de l’été.

 

« Le mérou gris peut atteindre plus de 1,5 m et près de 60 ans »

Le mérou gris (Epinephelus caninus) se distingue facilement de son cousin le mérou brun (Epinephelus marginatus) par une robe argentée généralement associée à 4 ou 5 bandes verticales sur les flancs. Il possède également deux lignes obliques sombres qui partent de l’œil et qui permettent facilement de le distinguer. Pouvant atteindre plus de 1,5 m pour les plus gros mâles (espèce hermaphrodite protogyne) et près de 60 ans, son nom latin provient du fait que les canines de ce mérou sont généralement visibles. Comme chacun des sept mérous du genre Epinephelus retrouvés en Méditerranée, sa capture est réglementée, par un moratoire d’une durée de 10 ans (2013-2023), dans les eaux françaises.

La présence de ce mérou gris et la régularité des observations réalisées  pendant une période de près de 3 mois  a vraisemblablement été permise par :

  • la création de nouveaux habitats de substrat dur de type « Ragues » assurés par les récifs du même nom, particulièrement adaptés à ces espèces, 
  • la production autour (Zone de Non Prélèvement) et au sein de ces récifs d’une chaîne trophique permettant de répondre aux besoins fonctionnels et nutritionnels de cette espèce de haut niveau trophique : poissons, crustacés, mollusques.

La poursuite des observations de terrain, dans un moyen et long termes, nous permettra de définir si cette espèce s’est installée de manière encore plus durable sur les récifs. En attendant, nous sommes ravis de partager cette observation avec vous, à-travers ces quelques clichés et vidéos (copyright Julien Dalle et Matthieu Lapinski – Seaboost), témoignant à nouveau de la belle dynamique de ce projet!