REXCOR

« Restauration EXpérimentales des petits fonds de la cuvette de CORtiou dans le Parc national des Calanques »

Nom du client : Egis maître d’ouvrage

Partenaire(s) de Egis maître d’ouvrage : Agence de l'Eau Rhône Méditerranée & Corse, Parc National des Calanques, Pôle Mer Méditerranée, CDC Biodiversité, Architeuthis

Montant du contrat : 989000 €

Durée du projet : 36 mois

Date de démarrage : 06/2015

Date de fin : 10/2018

Statut : En cours

Description du projet :

L’émissaire des eaux usées de la ville de Marseille débouche depuis 1896 au sud de la ville, dans la calanque de Cortiou. En 1979, un second émissaire a été construit pour dévier, par temps sec, les eaux de l’Huveaune et du Jarret, vers ce même exutoire. La création en 1987 d’une station d’épuration physico-chimique puis son extension biologique en 2008, traitant les eaux usées des 16 autres communes du bassin versant, ont conduit à une amélioration significative de la qualité des eaux au niveau de l’exutoire. Néanmoins, ces rejets ont impacté durablement les petits fonds de ce secteur des Calanques qui, depuis avril 2012, se trouvent dans le périmètre classé en cœur marin du Parc national des Calanques. Les processus de remédiation naturelle sont lents et notamment contraints par la qualité du substrat (structurelle et physico-chimique) et l’étendue de sa dégradation. Ces facteurs constituent un filtre majeur à la recolonisation du site par des cortèges d’espèces caractéristiques des petits fonds rocheux. L’enjeu est donc de recréer des conditions de substrat favorables à la recolonisation, non seulement par l’amélioration continue de la qualité des eaux rejetées mais par des actions expérimentales de restauration écologique.

Dans le cadre de sa charte, le Parc national des Calanques (pilote de l’opération) a lancé en 2013 un appel à idées, en partenariat avec l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse et le Pôle Mer Méditerranée. A l’issue de cette démarche les partenaires institutionnels ont retenu le projet porté par un consortium de trois entreprises : CDC Biodiversité, Egis et Architeuthis. Ce projet, d’ordre expérimental, consiste à immerger des habitats artificiels sur la zone d’influence historique des rejets des deux exutoires précités, dans la Calanque de Cortiou. Il a été retenu comme l’une des actions du contrat de baie de la métropole marseillaise, validé par les instances de bassin de l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse en juin 2015.

 

Contenu des prestations de Seaboost : Mise au point, fabrication et immersion de récifs artificiels
innovants visant à restaurer les fonctionnalités écologiques altérées dans la cuvette de Cortiou, zone
dégradée située en cœur du Parc National des Calanques. 36 récifs sont déployés sur le site,
fonctionnant en synergie pour restaurer plusieurs fonctions écologiques complémentaires et ainsi
optimiser la résilience du site.

  • Conception de 3 modèles de récifs différents et complémentaires visant à restaurer la majorité
    des paramètres écologique du système local :
  • Récif à Ragues : Ce récif cible la reproduction biomimétique des habitats naturels des espèces caractéristiques des petits fonds rocheux, grâce à la création de ragues propices à leur installation. L’étagement du récif permet d’adresser les problématiques d’habitat de différentes espèces, depuis les espèces benthiques (crustacés, céphalopodes,…) sur les étages inférieurs, aux espèces plus mobiles comme daurades, sars et loups par exemple.
  • Récif Connectivité : Ce récif déploie des caractéristiques structurelles caractéristiques d’une nurserie, adaptée à la fixation et au développement des premiers stades de vie des espèces locales. Les faisceaux reproduisant des algues ou de la posidonie, la petite dimension des anfractuosités, la diversité des expositions et les dimensions du récif permettent d’assurer les fonctions d’abri, de substrat et de nutrition (par le biais de la colonisation par la microfaune-flore) propices à la sélection d’une nurserie.
  • Récif Fractal : Ce récif constitué de béton biogène offre une grande diversité d’expositions à la lumière et aux courants permettant d’optimiser l’installation des espèces fixées (algues, éponges encroutantes, …), en quantité et en diversité.
  • Réalisation d’un suivi scientifique par un organisme indépendant permettant d’évaluer l’efficacité de chacun des dispositifs et leur impact sur le site en termes d’évolution de l’écosystème local.